Management : vers une profonde évolution des paradigmes traditionnels

Le propre des entreprises est d’évoluer dans un monde en perpétuel changement. Ce mouvement est bien sûr une source d’opportunités, pour peu d’être en situation de les saisir ; mais implique également une adaptation constante. Cette nécessité d’adaptation se retrouve dans le positionnement stratégique des entreprises (nouveaux produits, nouveaux marchés…), mais également au sein même des entreprises, avec l’émergence de nouveaux modes de management, devenus aujourd’hui indispensables pour répondre aux aspirations de la société.

Vers la fin du management vertical ?

Le management a, durant longtemps, été vertical et à sens unique : le manager donnait des ordres (qui n’étaient souvent que la répercussion de consignes reçues des échelons supérieurs) à ses équipes, qui devaient ensuite les exécuter. Bien que prenant évidemment en compte les résultats, ce mode de management était avant tout axé sur le respect de la hiérarchie et des process en vigueur au sein de l’entreprise. Passant, parfois à raison, pour conservateur, cette méthode de management est aujourd’hui de plus en plus battue en brèche, et ce pour de nombreuses raisons. D’une part, ce mode de fonctionnement rigide manque de souplesse, qualité devenue essentielle dans le système économique d’aujourd’hui, dominé par les technologies de l’information qui réclament justement une telle agilité. D’autre part, les salariés eux-mêmes refusent de plus en plus ce management autoritaire (et notamment les nouvelles générations qui arrivent actuellement sur le marché du travail), demandant à s’épanouir dans un travail dont ils attendent plus qu’une simple rémunération (et notamment du sens). Ce mouvement, déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, a par ailleurs été massivement conforté à la suite de l’année 2020, marquée par la généralisation du télétravail qui a de fait aboutit à un relâchement du management autoritaire. Malgré plusieurs tentatives de « retour à la normale » dans certaines entreprises, les salariés rechignent à ce qu’ils perçoivent comme une régression. Le contexte de « guerre des talents » qui sévit pour de nombreux profils les plaçant en position de force ; le management doit dès lors s’adapter, à la fois pour conserver les meilleurs collaborateurs (et en attirer de nouveaux le cas échéant), mais aussi pour optimiser des performances dorénavant corrélées à l’atmosphère régnant au sein de l’entreprise ─ climat justement réglé par le management en vigueur.

Une adaptation qui doit être accompagnée plus que subie

Adopter de nouvelles méthodes pour diriger les équipes n’est bien évidemment pas évident. Les managers peuvent en effet mal vivre de voir leurs méthodes remises en question ; ainsi que se retrouver démunis face à des collaborateurs qu’ils ne comprennent tout simplement plus. Voir son leadership, sa posture, voire sa position contestée peut profondément troubler de nombreux managers. Pourtant, ce ne sont bien souvent pas les compétences techniques qui posent question, mais bien plus les compétences humaines, ou softskills. Or, si ces dernières ne peuvent pas se décréter ou s’improviser, elles peuvent s’apprendre. Cet apprentissage peut s’avérer plus ou moins long et complexe, mais il reste possible ; et de nombreux coachs ou formateurs proposent aujourd’hui leurs services pour ce faire, n’hésitant pas à aller en entreprise pour répondre au mieux à chaque situation particulière.

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